Mystie’ment votre

Mes balades en Bretagne et autres coups de coeur


Château de la Loire - Amboise (Acte 6)

Les appartements Renaissance

La Salle de l’échanson permet d’évoquer les usages à la table du Roi où l’échanson servait à boire (si je ne m’abuse il goûtait aussi le vin pour être sûr que celui-ci n’était pas empoisonné… chouette métier…).

La cour était souvent itinérante et le mobilier suivait les déplacement. Les meubles étaient donc en chêne (bois très résistant) de manière à ce qu’ils ne soient pas trop endommagés durant les déplacements (déménageur n’était donc pas non plus un métier de tout repos!). Du coup comme le bois était dur, les sculptures qui décorent les meubles ne dépassent jamais le 1 cm de relief. Avec la Renaissance, l’utilisation du Noyer devient plus courante et les motifs prennent plus de profondeur. Ici, la table “à l’italienne” fait son apparition. Elle est richement décorée et dispose d’allonges.

L’art de la table évolue lentement avec l’usage toujours timide de la fourchette à deux dents (on utilise plus facilement le couteau et la cuillère jusqu’à Henri III). Mais la table n’est pas le seul joli meuble de la pièce. Il y a aussi un dressoir (chez moi on dit plutôt un buffet et il porte aussi le nom de crédence) qui servait à montrer et entreposer (dresser) la vaisselle, et qui s’est développé en meuble d’art à partir de la Renaissance. Plus on avait de vaisselle plus on était riche (ou considéré comme tel). De fait, composé de plusieurs étagères ouvertes et simplement utilitaire au Moyen Âge, le dressoir devient ostentatoire à la Renaissance et expose la vaisselle d’apparat (souvent d’or) de ses riches propriétaires dans leur salle de réception.

En matière de mobilier, le style gothique de la fin du 15ème siècle était caractérisé par l’emploi de motifs en “plis de serviette” ou par le recours à des arcs brisés. A la Renaissance, la perspective antique (ou plus simplement dit le “trompe-l’oeil) est redécouverte. Cela va permettre de donner une grande profondeur aux décors des meubles et des tapisseries.

Nous pénétrons ensuite dans la chambre Henri II, je suis peut-être étrange mais mon oeil est attiré par l’embrasure de la fenêtre qui est décorée de bâton de pèlerin, d’une besace et … de bourses pleines de pièces de monnaie !

L’avantage d’avoir un guide (ou le petit livret explicatif remis avec le ticket à l’entrée) est d’apprendre que ce type de décoration s’explique par le fait qu’Amboise était une étape des pélerins qui se rendaient à Saint-Martin de Tours avant de poursuivre leur chemin jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle. Pour ce qui est de la chambre à proprement parler, le lit semble tout petit (une dame à côté de moi explique même à son mari que c’est normal car à l’époque les gens étaient plus petits et que, en plus, ils dormaient assis).

Et là le guide nous explique (je ne sais pas s’il a entendu la conversation précitée ou pas) que contrairement a ce que nous pouvons penser le lit fait 1m80 sur 2m20 (proportion plus que convenable pour un lit, le mien n’est pas aussi grand) et que l’impression de “petitesse” vient de la taille de la salle et de la hauteur des baldaquins (et toc pour la madame qui disait des bétises ;) ). Il nous explique aussi que plusieurs personnes (et pas seulement des serviteurs) dormaient dans la même salle et que les rideaux des baldaquins servaient certes à avoir plus chaud mais aussi à avoir un peu d’intimité. Surtout quand on sait qu’il n’y a pas de couloir et que pour passer d’une pièce à l’autre, bon ben on passe forcément par la chambre ! Hormis le lit très ouvragé de style Henri II aux dimensions très importantes comme nous venons de le voir, il y a aussi un coffre à bijoux (vu la taille du coffre j’ose pas imaginer celle des bijoux ou la quantité qu’il contenait) pourvu d’un double fond.

Il y a aussi des tapisseries des 16 et 17ème siècles et des sièges qui constituent un parfait exemple de l’introduction de la perspective dans les arts décoratifs du 16ème siècle. Pour finir ces appartements Renaissance nous entrons dans l’Antichambre de la Cordelière dont l’entrée à aujourd’hui disparu. A noter deux choses dans cette pièce :

  • sur le manteau de la cheminée : un entrelacs de cordes, symbole de l’ordre franciscain et le collier de l’ordre de Saint-Michel qui est le premier ordre de chevalerie français, il est fondé à Amboise en la collégiale Saint-Florentin le 1er août 1469 par Louis XI.

  • sur le panneau de bois au-dessus de la cheminée : la Salamandre, emblème de François 1er.

Ensuite l’on passe une porte… et nous changeons de siècle…

Crédit photos :

  1. Photo prise par Ze le 23-04-08
  2. Photo prise par Ze le 23-04-08
  3. Photo prise par Ze le 23-04-08
  4. Photo prise par Ze le 23-04-08
  5. Photo prise par Ze le 23-04-08
  6. Photo prise par Mystie le 23-04-08
  7. Photo prise par Ze le 23-04-08
  8. Photo prise par Ze le 23-04-08
  9. Photo prise par Ze le 23-04-08
avril 17th, 2009 by Mystie

Restaurant - L’An Chanteur

L’An Chanteur (crêperie)

2, Rue des Dames, 35000 Rennes

Tel : 02 99 30 78 18

________________________________________________________________________________________________

Enchanteur, c’est le mot !
Je suis allée à cette crêperie à la base pour 2 raisons :
  • j’allais à la Table d’Eugénie (très bon resto gastronomique pour lequel je ferai un billet un jour) à l’époque en lieu et place de cette crêperie
  • emplacement idéal, à côté d’un bar que je fréquente régulièrement (pas tout les jours non plus je ne suis pas une alcoolique)
Et j’y retourne pour pleins de raisons…
La déco et le nom des menus sont basés sur le thème de la musique. Les noms sont des jeux de mots ce qui me fait déjà sourire, alors que moi habituellement quand j’ai faim bein… j’ai faim et donc de fait je suis plus concentrée sur ce que je vais manger que sur le nom des plats (si ce n’est pour pouvoir le dire au serveur). Donc déjà c’est un grand challenge pour cette crêperie d’avoir réussi ce tour de force !!
Est-ce suffisant pour choisir ce resto comme comme crêperie, certes non !! Mais si je vous dis en plus qu’il est super bon ? Ahah intéressé du coup !! ;)
Les galettes et les crêpes sont de très bonne qualité, vous pouvez y aller les yeux fermés, et la bouche grande ouverte ! J’ai notamment découvert la Tome de Timadeuc qui est 100 fois meilleure ques le  fromage  à raclette, en effet ce fromage a du goût, mais il “n’étouffe” pas les autres saveurs. En plus d’être bonnes, les galettes et crêpes sont copieuses, et, ce qui ne gâte rien, le service est rapide et souriant (je déteste ces resta où j’ai l’impression que ma présence emmerde les serveurs).
Une crêperie que je recommande donc, et ce aussi bien pour sa bonne cuisine que pour son ambiance sympathique et chaleureuse, son bon accueil et son rapport qualité/prix très intéressant.
EDIT : Il y a aussi de très bonnes tartines et salades que je prends très régulièrement

Bon appétit !!

octobre 13th, 2008 by Mystie

Château de la Loire - Amboise (Acte 5)

Le logis gothique

Nous voilà à l’intérieur du château proprement dit. Notre visite commence par la Salle des Gardes. Ce passage permettait de contrôler l’accès à l’étage occupé par le Roi. Suite à cette salle se trouve le promenoir des gardes.

Cette galerie ouverte permettait de surveiller la Loire et il faut dre que la vue est très belle de cet endroit.

.

Une fois la galerie passée, nous arrivons à la Salle des Gardes nobles. Là ce sont des Nobles qui assuraient la garde rapprochée du souverain. Cette pièce contrôlait l’accès à escalier menant à l’étage supérieur. Une seule colonne porte toutes les sections de voûtes (= palmier gothique)
Nous voilà à l’étage, dans la Salle des Tambourineurs (Deux explications de ce nom sont possibles : soit il s’agit des musiciens qui accompagnaient le Roi dans ses déplacements, soit cette appellation fait référence aux nombreux bals et autres fêtes donnés au Château à l’époque des Rois Valois). Cette salle correspond à la “chambre à parler” du Roi dans laquelle il vivait en “petit comité”. On peut y voir une Cathèdre (ou Chaire) gothique sculptée aux armes du Cardinal Georges d’Amboise qui célébra l’union de Charles VIII et de la Duchesse Anne de Bretagne (alors que Charles était promis à une autre mais je ne vais pas vous faire un cours d’histoire). Il y a également un coffre datant du règne de Charles VIII.
Dans le prolongement se trouve une très grande salle, la Salle du Conseil.

Deux grandes cheminées, une à chaque extrémité, assurent le chauffage à la mauvaise saison. La première cheminée (hotte trapézoïdale) est marquée par la tradition gothique alors que l’autre illustre parfaitement le style Renaissance.

< .

Dans la première il y avait un feu de cheminée, je n’aurais pas aimé être celui chargé de l’approvisionner, ni celui qui allait couper le bois…

Comme le montrent nos photos, les fleurs de Lys (symbole du Royaume de France) et les mouchetures d’Hermine (emblème du Duché de Bretagne) décorent les piliers centraux , les vitraux des fenêtres, coté Loire, et le Blason d’Anne de Bretagne situé sur la hotte de la première cheminée. Le Blason d’Anne de Bretagne y cotoie l’épée flamboyante (ou palmée) qui est l’emblème de Charles VIII.

Le plafond est orné des monogrammes d’Anne de Bretagne (lettre A) et de Charles VIII (des C entrelacés).

Cette salle termine le logis gothique, nous voilà maintenant dans les appartements Renaissance.

Crédit photos :

  1. Photo prise par Ze le 23-04-08
  2. Photo prise par Ze le 23-04-08
  3. Photo prise par Mystie le 23-04-08
  4. Photo prise par Mystie le 23-04-08
  5. Photo prise par Mystie le 23-04-08
  6. Photo prise par Mystie le 23-04-08
  7. Photo prise par Ze le 23-04-08
  8. Photo prise par Mystie le 23-04-08
  9. Photo prise par Mystie le 23-04-08
  10. Photo prise par Ze le 23-04-08
mai 17th, 2008 by Mystie