Venons en au Fort national qui est le seul que j’ai visiter, pour l’instant.

Aux différentes époques, le fort de l’Islet porta les noms de Fort Royal, Fort Républicain, Fort Impérial et, depuis 1870 Fort National.
Avant toutes choses il faut que vous sachiez que c’est ma future maison ! Lors d’une de mes premières visites à St-Malo, alors que nous nous baladions sur les remparts, j’ai vue cette île et j’ai craqué. Un vrai coup de cœur. Pourtant cette fois là nous n’y sommes pas allé. Erreur à la quelle nous avons remédiés lors d’une visite suivante. Et même l’intérieur me plait. Je me suis amusé à raconter comment je l’aménagerai si je vivais là… Bref je me doute que ces considérations vous laisse froid. Je vais donc vous dire quelques mots du Fort en lui-même. Il est situé sur la plage sur la plage du Sillon face au château. On ne peut le visiter qu’à marrée basse, lorsque l’eau se retire et que la grève apparaît (300 mètres à pied). Il a été construit au 17è siècle, sur le rocher de l’Islet, par Siméon Garangeau sur les plans de Vauban. Antérieurement sur l’Islet, existait un petit phare, le Pharillon, sorte de torchère où, les nuits de tempête, on allumait des matières résineuses. L’Islet servait aussi de lieu d’exécution.
Ce petit fort, armé de nombreux canons, n’a jamais été pris par l’ennemi sauf durant la Seconde Guerre Mondiale (mais on avouera que les moyens techniques de l’époque étaient bien différents de ceux existant lors de sa création).
Petit détail intéressent, un drapeau français est hissé pour indiquer que le Fort est ouvert. Si vous y aller, profitez de la vue sur les remparts.

Un peu d’histoire :
Dans le courant de l’après-midi du 6 août 1944, les allemands arrêtent tous les hommes de moins de 60 ans qu’ils trouvent dans l’intra-Muros de Saint-Malo, désarment la police et la gendarmerie puis, attendent la marée basse pour faire ouvrir la porte du Fort National, sur lequel flotte le drapeau de la Croix Rouge, par son gardien Mr Thomas et son épouse afin d’y transférer 360 prisonniers dont le maire de la ville Mr. Briand. Ils restèrent emprisonnés jusqu’au 13 août à 20 heures moment ou les otages purent enfin quitter le Fort. Le mardi 8 août vers 20 heures 30, un obus est tombé sur le Fort National et on dénombre près de vingt victimes dont onze tués, sept autres décèderont à l’hôpital des suites de leurs blessures.
Liens :
Pour ceux qui voudraient voir le Fort national en temps réel http://www.malouins.com/webcams
Crédit photos :
- Photo prise par Ze le 12.02.2006
- Photo personnelle de Antoine DECLERCK, chargée par utilisateur:Barbet, redressée par Nataraja (http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Saintmalo.jpg). GNU Free Documentation License.